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EVA Karting GP : le pari VR d'EVA après sa levée de 35 M€

Le réseau français de salles de réalité virtuelle EVA a levé 35 M€ auprès de RAISE Invest et prépare le déploiement de l'EVA Karting GP, un kart électrique piloté dans un circuit virtuel. Ce que finance la levée et ce que le jeu doit prouver.

Veille assistée par IA, sujets choisis, vérifiés et validés par Othmane M. Notre méthode

EVA Karting GP : le pari VR d'EVA après sa levée de 35 M€

Mise à jour du 27 octobre 2026 : ajout du montant de la levée (35 M€ auprès de RAISE Invest, annoncée le 29 avril 2026) et des chiffres du réseau ; suppression d'une prévision de 6 Md€ levés par la French Tech en 2026 présentée à tort comme un record, et de chiffres sectoriels non sourcés.

EVA, réseau français de salles de réalité virtuelle en libre déplacement, a levé 35 M€ auprès de RAISE Invest en avril 2026, selon MetaObs, et prépare le déploiement de l'EVA Karting GP, un jeu qui fait piloter un vrai kart électrique dans un circuit virtuel. L'enjeu pour EVA : passer de 70 à 100 salles d'ici fin 2026 et prouver qu'un loisir technologique se franchise comme un restaurant.

Qu'est-ce que l'EVA Karting GP ?

Selon la page officielle du jeu sur le site d'EVA, l'EVA Karting GP est une course multijoueur en réalité virtuelle : chaque joueur conduit un kart électrique réel, casque sur la tête, sur une piste entièrement virtuelle. Une partie dure environ 20 minutes et la taille minimale requise est de 1,30 m. Le jeu est déconseillé aux personnes sensibles, épileptiques, aux femmes enceintes et aux personnes souffrant de troubles cardiaques.

Le produit a été présenté à la Paris Games Week 2025. À la date de notre mise à jour, la page officielle indique qu'il n'est accessible qu'à EVA Paris-Est, sur des créneaux limités annoncés sur les réseaux sociaux et par e-mail, en accès anticipé. Le déploiement sur l'ensemble du réseau d'ici fin 2026 reste un objectif annoncé par l'entreprise dans le communiqué repris par MetaObs, pas un fait acquis.

Le choix du kart électrique n'est pas anodin : il fonctionne en intérieur, sans émissions ni bruit de moteur thermique, sur la surface d'arène que les salles EVA possèdent déjà. La réalité virtuelle remplace le décor et les circuits, ce qui évite de construire une piste physique.

Que finance la levée de 35 M€ ?

D'après Le Monde du Droit, le tour de 35 M€ est mené par RAISE Invest, qui entre au capital d'EVA (Esports Virtual Arenas). Les fonds servent trois objectifs : l'expansion internationale du réseau, le renforcement du maillage en France et l'enrichissement du catalogue de jeux. La répartition entre augmentation de capital et rachat de titres existants n'a pas été publiée.

Le choix de l'investisseur est un signal. Selon MetaObs, RAISE Invest pratique l'investissement minoritaire dans des PME et ETI françaises rentables et en croissance, avec environ 800 M€ d'actif net. Ce n'est pas un fonds de capital-risque qui parie sur une technologie, mais un investisseur qui finance l'expansion d'un modèle qui gagne déjà de l'argent. Réalité-Virtuelle.com précise d'ailleurs que l'entreprise est déjà rentable, sans publier de chiffre d'affaires.

Cette logique rejoint celle que nous décrivions pour l'entrée d'Activa au capital d'Impulsa : des fonds de capital-développement qui financent la consolidation ou l'expansion d'entreprises rentables, loin des valorisations de l'IA.

Comment fonctionne le modèle EVA ?

EVA a été fondé en 2018 par Jean Mariotte, Stéphanie Belle et William Klein, selon la fiche franchise publiée par Toute-la-Franchise. Le réseau repose sur la franchise : l'exploitant local finance la salle, EVA fournit le concept, les jeux et la marque.

Les conditions affichées sur cette fiche donnent une idée de l'économie du modèle :

  • Investissement global : à partir de 450 000 € HT, dont 200 000 € d'apport personnel.
  • Droit d'entrée : 27 000 €.
  • Redevances : 5 % du chiffre d'affaires, plus 2 800 € par arène.
  • Surface : de 500 à 1 500 m².

Le réseau revendique plus de 70 salles ouvertes en cinq ans dans 10 pays, selon MetaObs, et plus d'un million de joueurs. L'objectif est d'atteindre 100 salles à fin 2026, avec l'Allemagne et l'Espagne comme marchés prioritaires et une dizaine d'ouvertures en cours, dont Grenade, Barcelone et Krefeld. Les États-Unis et l'Asie viendraient ensuite.

Pourquoi un nouveau jeu compte pour un réseau de franchise

Dans un réseau de loisirs, la fréquentation dépend du renouvellement de l'offre. EVA s'est construit sur des jeux de tir en équipe et sur l'esport, avec l'EVA Battle Arena et l'EVA Pro League, lancée le 14 avril 2026 avec huit grandes organisations européennes, selon MetaObs. Ces formats attirent un public de joueurs réguliers, mais restent éloignés des familles et des groupes d'entreprise.

L'EVA Karting GP vise justement un public plus large : la conduite d'un kart est un geste connu de tous, sans apprentissage du jeu vidéo. Pour un franchisé, un jeu familial peut remplir des créneaux creux et augmenter le panier par visite. C'est aussi la condition pour justifier un investissement de plusieurs centaines de milliers d'euros par salle.

Le risque est symétrique. Ajouter des karts suppose du matériel supplémentaire, de la maintenance et une gestion de la sécurité plus lourde qu'un simple casque. Le rythme réel du déploiement, aujourd'hui limité à une salle, sera le premier indicateur à suivre.

Ce que les dirigeants de startups grand public peuvent en retenir

Le parcours d'EVA illustre une voie de financement moins médiatisée que le capital-risque. Une entreprise qui prouve sa rentabilité et la reproductibilité de son modèle peut lever un montant important auprès d'un investisseur de capital-développement, sans entrer dans les critères très sélectifs des fonds de capital-risque décrits dans notre article sur le filtre des VC français en 2026.

Trois enseignements concrets :

  1. Prouver l'unité économique avant de lever : EVA a ouvert 70 salles avant son tour de 35 M€. L'investisseur finance la réplication, pas l'expérimentation.
  2. Faire porter le capital par le réseau : la franchise fait financer chaque salle par l'exploitant, ce qui limite les besoins en fonds propres de la tête de réseau.
  3. Renouveler l'offre pour élargir le public : un nouveau produit doit ouvrir un segment, ici les familles, plutôt que remplacer l'existant.

Pour comparer avec un autre profil de levée de scale-up rentable, voir la levée de 200 M€ de Skello.

Sources : EVA, MetaObs, Le Monde du Droit, Réalité-Virtuelle.com, Toute-la-Franchise. Article rédigé avec l'aide de l'IA selon notre [charte](https://www.shareware.fr/charte-ia).

Questions fréquentes

Où peut-on jouer à l'EVA Karting GP ?

Selon le site officiel d'EVA, le jeu est pour l'instant accessible uniquement à EVA Paris-Est, en accès anticipé, sur des créneaux limités annoncés sur les réseaux sociaux et par e-mail. EVA a annoncé vouloir le déployer sur l'ensemble de son réseau d'ici fin 2026.

Combien EVA a-t-il levé et auprès de qui ?

EVA a levé 35 M€ auprès de RAISE Invest, opération annoncée le 29 avril 2026. Les fonds financent l'expansion internationale, le renforcement du réseau français et de nouveaux jeux. La part du capital cédée et la valorisation n'ont pas été publiées.

Combien coûte l'ouverture d'une salle EVA en franchise ?

La fiche publiée par Toute-la-Franchise indique un investissement global à partir de 450 000 € HT, dont 200 000 € d'apport personnel, un droit d'entrée de 27 000 € et des redevances de 5 % du chiffre d'affaires plus 2 800 € par arène, pour une surface de 500 à 1 500 m².

Y a-t-il des restrictions pour jouer à l'EVA Karting GP ?

Le site d'EVA fixe une taille minimale de 1,30 m. Le jeu est déconseillé aux personnes sensibles, épileptiques, aux femmes enceintes et aux personnes souffrant de troubles cardiaques. Une partie dure environ 20 minutes.

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